Tous les jours, les professionnels en santé sont confrontés à des patients qui, malgré des années de thérapie et traitements, continuent de souffrir de dépression, de troubles post-traumatiques, de troubles obsessionnels compulsifs ou d’addiction. Et trop souvent, les outils à disposition atteignent leurs limites. C’est là qu’intervient une révolution en cours : les psychédéliques en santé mentale. Il n’est pas question de consommation récréative mais de thérapie assistée par psychédéliques encadrée, mesurée, évaluée.
Afin d’ouvrir un espace d’échanges et de réflexion adoptant une posture rigoureusement scientifique, Evelyne Josse et le Pr Cyril Tarquinio (Centre Pierre Janet de l’Université de Lorraine) organisent les 14, 15 et 16 septembre 2026 un congrès scientifique, intitulé « Les psychédéliques en santé mentale : de la recherche à la pratique clinique » (PsyDL).
De l’histoire des premiers essais thérapeutiques à la neuropharmacologie contemporaine, en passant par les applications cliniques novatrices – dépression résistante, dépendance à l’alcool, troubles obsessionnels compulsifs, détresse existentielle en soins palliatifs, troubles de la conscience post-coma –, cet événement réunit les pionniers européens et nord-américains de la recherche translationnelle et de la pratique clinique. Les interventions croiseront mécanismes d’action, protocoles d’essais en cours, témoignages expérientiels, dimensions philosophiques, anthropologiques et spirituelles de l’expérience psychédélique. Un accent particulier sera porté sur l’intégration du « Set & Setting », la psychotraumatologie, la neuroplasticité et les enjeux éthiques d’une médecine augmentée.
La consommation de psychédéliques est illégale en France. Cet événement a pour seul objet la présentation et la discussion des données scientifiques issues de la recherche clinique et préclinique. Aucune incitation à la consommation n’est délivrée ni encouragée.
Merci de prendre connaissance du programme, des modalités de participation au congrès et / ou symposiums ainsi que des Conditions Générales de Vente avant de régler vos droits d’inscription.
Les conférences se déroulent les lundi 14 et mardi 15 septembre 2026, en présentiel ou en distanciel au choix. Les symposiums se déroulent le mercredi16 septembre 2026, en présentiel uniquement.
Il est possible de participer au congrès et / ou aux symposiums (choix à indiquer en billetterie).
Un congrès avec qui ? Il réunit les pionniers et experts européens et nord-américains (cliniciens, chercheurs, addictologues et soignants de terrain) qui pratiquent ou étudient ces approches au quotidien : Yvan Beaussant, Jacques Besson, Catherine Duffour, Zoé Dubus, Olivia Gosseries, Romain Hacquet, Michael Koslowski, Michael Ljuslin, Luc Mallet, Jonathan Neels Crespo, Ansgar Rougemont, Laetitia Vanderijst, Vincent Verroust.
Un congrès pour qui ? Il s’adresse à tous les professionnels de la santé : psychiatres, psychologues, médecins généralistes, infirmiers en psychiatrie, addictologues, soignants en soins palliatifs, étudiants, chercheurs, décideurs institutionnels.
Programme du congrès
14 septembre 2026, 1er jour de conférences
08h30 – 09h00 : Accueil des participants.
09h00 – 09h30 : Allocution d’ouverture et cadrage scientifique du congrès par les organisateurs. par Evelyne Josse, psychologue clinicienne, psychothérapeute, psychotraumatologue, auteure, maître de conférences associée à l’Université de Lorraine (UL-Metz) et chargée de cours en formation continue à l’Université libre de Bruxelles, et Cyril Tarquinio, professeur de psychopathologie et de psychologie clinique, directeur du Centre Pierre Janet, directeur adjoint de l’UMR 1319 INSPIIRE de l’Université de Lorraine (site de Metz) et INSERM, éditeur en chef de la revue The European Journal of Trauma and Dissociation (Elsevier).
09h30 – 10h15: Psychédéliques et médecine occidentale : des thérapies de chocs à la psychothérapie. par le Dr Zoë Dubus, chercheuse post-doctorale en histoire de la médecine à l’unité mixte de recherche Cermes3 du CNRS (UMR 8211) et Inserm (U988) de l’EHESS et d’Université Paris Cité, co-fondatrice de la Société psychédélique française.
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La médecine occidentale s’est longtemps désintéressée des substances psychédéliques. Leur expérimentation ne commence de manière approfondie qu’à partir des années 1920, avec la mescaline. Employée d’abord pour provoquer artificiellement des états compris comme étant similaires à ceux des psychoses, elle permet à des « sujets sains » d’explorer le monde de la folie. Des essais thérapeutiques sont tentés dans le cadre des thérapies de chocs : il s’agit de provoquer une émotion intense chez les patients, pensée comme thérapeutique. C’est dans ce cadre conceptuel qu’est à son tour utilisé le LSD au début des années 1950. Mais rapidement, une nouvelle génération de thérapeutes, en Angleterre puis dans la plupart des pays occidentaux, développe une manière indédite d’administrer ces substances. Désormais, les psychédéliques sont utilisés pour approfondir la psychothérapie. Ces recherches et ces tâtonnements ne vont pas sans leur lot d’erreurs comme de controverses, et cette histoire a des conséquences durables sur la reprise des études sur ces psychotropes aujourd’hui, qu’explorera cette communication.
Zoë Dubus est chercheuse postdoctorale en histoire de la médecine au Cermes3 (Université Paris Cité, CNRS, Inserm), dans le cadre du projet ARCHE. Elle a obtenu un financement de l’Institut pour la Recherche en Santé Publique (IRESP), qui vise à documenter l’histoire des essais cliniques impliquant les psychédéliques dans le traitement des addictions et la prise en charge psychiatrique en France et dans les pays anglo-américains. Autrice de nombreuses publications, ses travaux cherchent plus généralement à comprendre le rapport des médecins aux psychotropes, conçus alternativement comme des médicaments innovants ou comme des substances toxiques.
10h30 – 11h15: Quand les patients parlent : trauma, douleur et psychothérapies augmentées par kétamine. par le Dr Catherine Duffour, psychiatre, psychothérapeute, membre du conseil d’administration de la Fondation Conscience et Santé mentale et présidente de la Fondation CXIO – Foundation for Integrative Medicine.
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Cette conférence montrera comment la kétamine peut induire des séances de nature psychédélique et des états de confiance modifiés (ECM) comparables, sur le plan subjectif, à ceux des psychédéliques classiques. Elle donnera la parole aux patients au cœur des psychothérapies augmentées par la kétamine, à la croisée du trauma, de la douleur et les processus de transformation. A partir de situations cliniques, elle explorera l’accès à la mémoire traumatique, la symbolisation des affects et la reconfiguration du rapport à soi. La conférence soulignera le rôle central de la psychothérapie et de l’intégration pour donner sens à ces vécus. Elle s’appuiera sur l’ouvrage « Kétamine, Conscience, Thérapie – Les psychédéliques à la lumière de mes patients » (Rosso Editions, 2025). L’objectif est d’articuler neurosciences, phénoménologie et pratique clinique, en faisant de la voix des patients une boussole. Cette rencontre montrera comment, dans un cadre thérapeutique rigoureux, les psychédéliques peuvent devenir des catalyseurs de réparation, de sens et de transformation du rapport à soi.
Originaire de Corée du sud et ayant grandi en Suisse, Catherine Duffour a pu cultiver cette double appartenance : une vision globale de la vie, une sensibilité pour les mondes invisibles et les états de conscience modifiés (ECM) avec une éducation européenne et une formation académique classique. Médecin psychiatre, familière des ECM depuis plusieurs années (méditation, hypnose, respiration, transe au tambour chamanique, jeûne) et en possession d’une autorisation des autorités sanitaires suisses, elle réalise des thérapies psychédéliques à son cabinet. Elle forme également les médecins psychiatres à la psychothérapie «augmentée par substance». Cette approche lui permet de réunir une pratique médicale pharmacologique, avec une approche relationnelle et psychologique, ainsi que de questionner les notions de spiritualité et de Conscience. En 2021, elle crée une formation sur les Psychothérapies Augmentées par Psychédéliques (PAP) pour les médecins suisses et continue de former des psychiatres à ces approches. Elle est co-fondatrice depuis 2023 et ancienne présidente de la SSMP, la Société Suisse de Médecine Psychédélique. Fin 2025, elle publie « Kétamine Conscience Thérapie – Les psychédéliques à la lumière des mes patients » chez Rosso Editions.
11h30 – 11h45 : pause
11h45 – 12h30: Les mécanismes d’action des psychédéliques. par le Dr Romain Hacquet, PharmD, PhD, Assistant Hospitalier Universitaire au CHU de Toulouse, Faculté de santé, Centre de recherches sur la Cognition Animale.
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Grâce à leur action agoniste sur les récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A, les psychédéliques classiques modifient la perception, la cognition et les émotions. L’imagerie cérébrale révèle des modifications de la connectivité entre plusieurs régions cérébrales, et met en évidence des liens possibles avec les effets subjectifs rapportés. Par ailleurs, ces substances induisent des mécanismes de neuroplasticité, favorisant la formation de nouvelles connexions synaptiques et de nouveaux circuits neuronaux. Plusieurs études préliminaires montrent des résultats prometteurs pour le traitement de divers troubles psychiatriques. Toutefois, les liens entre l’efficacité observée, l’activation des récepteurs 5-HT2A, les effets psychotropes aigus et les mécanismes de neuroplasticité restent encore mal compris. En outre, les variables extra-pharmacologiques regroupées sous le concept de Set & Setting, telles que la préparation, les éléments du contexte ou encore la supervision, semblent moduler à la fois les effets aigus mais aussi les retombées plus durables.
Romain Hacquet est docteur en pharmacie et en neuropharmacologie. Ses travaux de thèse ont porté sur l’influence du « Set & Setting » sur les effets pharmacologiques des psychédéliques DMT et 5-MeO-DMT. Il est actuellement Assistant Hospitalier Universitaire en addictovigilance au CHU de Toulouse, chercheur au Centre de Recherches sur la Cognition Animale et enseignant à la faculté de pharmacie de Toulouse.
12h45 – 13h45: pause déjeuner (repas fourni par l’organisateur)
13h45 – 14h30: Le traitement de la dépression résistante. par le Dr Michael Koslowski, psychiatre et chercheur à la Charité Berlin et à l’APHM Marseille.
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Cette présentation abordera l’utilisation de la psilocybine dans le traitement de la dépression résistante, à partir des résultats de l’étude multicentrique EPIsoDE, menée en Allemagne. Seront présentés les principaux effets thérapeutiques observés, y compris les données du suivi à douze mois, ainsi que des analyses complémentaires sur l’influence de l’expérience subjective, des corrélats neurofonctionnels en imagerie cérébrale et des impacts sur le sommeil et le rêve. La conférence discutera enfin des implications cliniques de ces résultats et des perspectives pour l’intégration des thérapies assistées par psychédéliques en psychiatrie contemporaine.
Le Dr Michael Koslowski est psychiatre, psychothérapeute et chercheur à la Charité – Universitätsmedizin Berlin et à l’AP-HM Marseille. Après des études de philosophie et de médecine à Berlin, Paris, Aix-en-Provence et Marseille, il a réalisé une thèse sur le système dopaminergique chez les patients schizophrènes.
14h45 – 15h30: La psychothérapie assistée par des substances psychédéliques – émergence et intégration de la dissociation traumatique. par le Dr Ansgar Rougemont, psychiatre au RFSM – Réseau fribourgeois de santé mentale (FNPG – Freiburger Netzwerk für psychische Gesundheit).
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La psychothérapie assistée par des substances psychédéliques (PAP) est une approche qui a le potentiel de faire avancer considérablement notre compréhension de la dissociation traumatique ainsi que sa résolution thérapeutique. Au niveau neurobiologique, les substances psychédéliques modifient la communication entre les centres cérébraux, ce qui permet un flux d’information inédit et curatif. D’un point de vue phénoménologique, ce processus peut être compris comme une recontextualisation: un nouveau regard sur « l’ici et maintenant » devient possible, révélant des évidences à la fois effrayantes et libératrices. Ainsi, pendant l’état modifié de conscience qui est au centre de la PAP, les patients peuvent entrer en contact avec l’évidence d’un trauma caché dans le corps et la psyché. L’accompagnement empathique de cette prise de conscience et l’intégration de l’expérience vécu pendant les séances PAP dans la vie de tous les jours peuvent amener les patients à sortir progressivement de l’empreinte traumatique. Pour toutes ces raisons, les thérapeutes PAP doivent avoir de bonnes compétences en psychotraumatologie.
Ansgar Rougemont-Bücking, MD, Priv.-Doc. (professeur associé), est psychiatre et psychothérapeute. Originaire d’Allemagne, il vit depuis plus de 25 ans en Suisse romande. Il a mené des recherches dans différentes universités, dont Harvard, sur les mécanismes neurobiologiques qui contribuent au développement des troubles post-traumatiques et de l’addiction. En tant que clinicien, il est spécialisé dans le traitement des troubles susmentionnés. Avec une autorisation spéciale de l’Office fédéral de la santé publique (Suisse), il mène des thérapies assistées par des substances psychédéliques. Il est co-fondateur de la Société Suisse de Médecine Psychédélique et, depuis 2021, il forme des médecins dans la « psychothérapie augmentée par la kétamine ».
15h45 – 16h00: pause
16h00 – 16h45 : Le traitement de la dépendance sévère à l’alcool. par Laetitia Vanderijst,doctorante en thérapie assistée par psychédéliques pour les troubles graves liés à la consommation d’alcool au F.R.S – FNRS.
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Lors de cette intervention, l’intervenante proposera un survol des recherches cliniques ayant exploré l’usage des psychédéliques sérotoninergiques dans le traitement de la dépendance à l’alcool, depuis les travaux pionniers des années 1950 jusqu’aux essais contemporains. Sera également présenté le protocole de l’essai actuellement mené en Belgique, ainsi qu’un aperçu des premiers résultats. Les résultats quantitatifs seront illustrés par des données qualitatives issues d’entretiens réalisés auprès des participant·es et des clinicien·nes impliqué·es dans le protocole de recherche, afin de mettre en lumière la manière dont cette approche thérapeutique est vécue, mise en récit et façonnée par les dynamiques sociales et institutionnelles dans lesquelles elle s’inscrit.
Laetitia Vanderijst est psychologue et doctorante au Laboratoire de Psychologie Médicale et d’Addictologie de l’Université libre de Bruxelles. Depuis 2022, elle mène, grâce à une bourse doctorale du Fonds National de la Recherche Scientifique, le premier essai clinique en Belgique sur la thérapie assistée par la psilocybine. L’essai, actuellement en cours au CHU Brugmann, porte sur le traitement du trouble sévère lié à l’usage d’alcool. Elle est également membre de l’équipe du projet ARCHE, une recherche historique et sociologique des logiques et des normes influençant la mise en œuvre du recours aux psychédéliques dans la recherche sur les addictions, dirigé par la Dre Margot Morgiève.
17h00 – 17h45 : Des ISRS aux psychédéliques : la pharmacologie du traitement des troubles obsessionnels compulsifs revisitée. par le Dr Luc Mallet, professeur de médecine chez Université Paris-Est Créteil (UPEC).
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Luc Mallet est psychiatre et chercheur en neurosciences, Professeur de Psychiatrie à l’Université Paris Est Créteil, au CHU Henri Mondor, et Professeur Associé à la Faculté de Médecine de l’Université de Genève. Il est impliqué depuis le début des années 2000 dans le développement d’approches innovantes pour des troubles neuropsychiatriques sévères (troubles obsessionnels compulsifs-TOC, tics, Gilles de la Tourette, addictions) qui résistent aux traitements. Il a notamment coordonné une série de projets de recherche translationnelle visant à caractériser la physiopathologie des comportements pathologiques répétés chez l’homme. Il a reçu le prix Marcel Dassault pour la recherche en santé mentale en 2013, et le grand prix Philippe et Maria Halphen de l’Académie des Sciences en 2015, récompensant ses travaux sur les dysfonctionnements cérébraux sous-jacents aux TOC et le développement d’approches thérapeutiques innovantes multidisciplinaires dont le recours à la stimulation cérébrale profonde.
Depuis 2020, il a commencé à développer un programme de recherche translationnelle sur les psychédéliques pour le traitement des troubles psychiatriques à dimension compulsive. Il a créé la section Médecine Psychédélique au sein de la Société Française de Psychiatrie Biologique et de Neuropsychopharmacologie (AFPBN) en 2022. Il coordonne un programme de recherche sur le LSD dans la dépendance à l’alcool à l’Institut du Cerveau à Paris, et développe des programmes de recherche clinique avec le LSD pour le traitement du TOC au CHU Henri Mondor à Créteil, à l’Université de Genève, et au CHUV à Lausanne.
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15 septembre 2026, 2e jour de conférences
08h30 – 09h00 : Accueil des participants
09h00 – 9h45 : Les psychédéliques dans le post-coma. par le Dr Olivia Gosseries, chercheuse associée au F.R.S.-FNRS et directrice du Coma Science Group de l’Université de Liège.
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Cette intervention présentera les avancées récentes sur l’utilisation de psychédéliques dans le traitement des troubles de la conscience post-coma. Des études pilotes avec la psilocybine et la kétamine montrent qu’il est possible d’augmenter la complexité du cerveau mesurée par EEG, parfois avec des signes d’éveil ou de nouveaux comportements. Ces résultats s’appuient sur un rationnel théorique selon lequel la restauration de la conscience passerait par l’augmentation de la complexité cérébrale. Bien que ces données soient encore préliminaires, elles positionnent les psychédéliques parmi les approches pharmacologiques prometteuses et ouvrent la voie à une médecine personnalisée intégrant neurophysiologie, modélisation et innovation thérapeutique pour stimuler la récupération.
Olivia Gosseries est neuropsychologue, chercheuse qualifiée au FNRS et directrice du Coma Science Coma à l’université de Liège. Elle étudie les modifications pathologiques, physiologiques et pharmacologiques de la conscience à l’aide d’évaluations comportementales et de technologies d’imagerie cérébrale. Ses premiers travaux portent sur le diagnostic et le pronostic des patients souffrant de troubles de la conscience sortant du coma, grâce à la stimulation cérébrale non invasive et à l’électrophysiologie. Ces dernières années, elle a approfondi ses recherches sur les options thérapeutiques, notamment avec des substances psychédéliques. Afin d’étudier la conscience humaine de manière plus globale, elle étudie également l’anesthésie, les expériences de mort imminente, le rêve lucide, la méditation, l’hypnose et la transe cognitive.
10h00 – 10h45 : Psychédéliques en soins palliatifs : entre héritage et renouveau. par le Dr Michaël Ljuslin, médecin interniste et clinicien en soins palliatifs aux Hôpitaux Universitaire de Genève, co-fondateur de la Société Suisse de Médecine Psychédélique.
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En fin de vie, les patients éprouvent souvent non seulement des douleurs physiques, mais aussi une profonde détresse psycho-existentielle marquée par la perte d’autonomie, la démoralisation, le désespoir, et parfois le souhait d’une mort anticipée, rendu possible en Suisse par le suicide assisté. Les traitements conventionnels – morphine, benzodiazépines, neuroleptiques – peuvent soulager certains symptômes mais conduisent fréquemment à une sédation progressive et finalement à l’abolition de la conscience, laissant sans réponse les questions de sens et de réconciliation face à la mort. Déjà explorée lors de la première vague de recherche au milieu du XXᵉ siècle et confirmée plus récemment par des essais cliniques modernes, l’utilisation de psychédéliques tels que la psilocybine et le LSD suggère une voie complémentaire: la transcendance de la conscience. Ces substances peuvent induire des expériences profondes, souvent de type mystique – marquées par un sentiment de connexion, une transcendance du temps et de l’espace, et une perception du sacré – qui se sont révélées capables d’atténuer la dépression, l’anxiété et la démoralisation chez des patients atteints de maladies graves. Les témoignages qualitatifs rapportent un passage de la peur et de l’isolement vers l’acceptation, la réconciliation et un renouveau de sens de la vie, offrant une manière qualitativement différente d’aborder la fin de vie. Cela pose un défi éthique et clinique pour l’avenir : faut-il élargir l’éventail des réponses dignes à la souffrance psycho-existentielle majeure de fin de vie ? Aux côtés du suicide assisté et de la réduction ou de l’abolition de la conscience par sédation progressive ou élective, la thérapie psychédélique pourrait constituer une troisième voie – transcender les limitations psycho-existentielles imposées par la maladie. Les souffrances complexes de fin de vie pourront-elles être transformées en un sens renouvelé grâce à une thérapie assistée par psychédélique ? L’intégration de ces approches pourrait enrichir l’arsenal des soins palliatifs, offrant non seulement un soulagement de la douleur, mais aussi la possibilité d’une fin de vie plus réconciliée et potentiellement spirituellement magnifié.
Michael Ljuslin est médecin interniste et clinicien en soins palliatifs aux Hôpitaux Universitaire de Genève. Il s’engage pour une médecine intégrative, centrée sur la personne et ancrée dans une vision écologique, durable et participative de la santé. Il se spécialise dans l’accompagnement des dimensions existentielles et spirituelles de la souffrance. Fasciné par les approches transformationnelles de la souffrance mobilisant les états non-ordinaires de conscience (ENOCs), il explore le potentiel des psychédéliques dans l’accompagnement de la détresse psycho-existentielle en fin de vie. Il s’est formé auprès du CIIS (mentorat de Bill Richards), de MAPS (MDMA et PTSD) et du Center for Transformational Psychotherapy (kétamine avec Phil Wolfson). Après une année de recherche au Dana Faber Cancer Insitute (Harvard) sur l’utilisation de la psilocybine pour la détresse psychoexistentielle de fin de vie, il est actuellement doctorant et co-investigateur d’une étude pilote sur le LSD en soins palliatifs, financée par le Fonds National Suisse. Il plaide pour une médecine qui ne capitalise pas sur la maladie, mais qui capacite l’individu à travers elle.
11h00 – 11h15 : pause
11h15 – 12h00 : Psychédéliques et accompagnement psycho-existentiel en situation de maladie grave – enjeux contemporains de la recherche et de l’intégration clinique. par le Dr Yvan Beaussant, professeur à l’Institut Dana-Farber contre le cancer (Boston – EU).
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Alors que les thérapies psychédéliques ont montré des résultats prometteurs pour l’accompagnement psychoexistentiel des personnes atteintes de maladies graves, suscitant un intérêt croissant dans le champ des soins palliatifs, la recherche contemporaine s’attache à confirmer ces résultats à plus grande échelle et à explorer les conditions d’une intégration clinique responsable. Cette présentation s’appuiera sur une description des études actuellement en cours, ainsi que sur les résultats de deux recherches récentes – ACCEPT (psilocybine en groupe chez des patients atteints de cancer et de dépression) et PATH (psilocybine pour détresse existentielle chez des patients en fin de vie) – et sur les réflexions issues d’un séminaire interdisciplinaire mené à l’Université Harvard. Seront abordés les principaux enjeux méthodologiques, cliniques, éthiques et institutionnels soulevés par l’implémentation de ces approches dans les contextes de fin de vie. L’intervention proposera enfin une réflexion sur les conditions d’émergence d’une clinique du sens et de la relation au sein de l’accompagnement des patients vivant avec une maladie grave.
Yvan Beaussant est médecin en soins palliatifs et enseignant-chercheur à Harvard Medical School et au Dana-Farber Cancer Institute, où il dirige le programme de recherche sur les thérapies assistées par psychédéliques (PAT). Ses travaux portent sur les effets et les mécanismes des thérapies assistées par psilocybine, MDMA et kétamine pour soulager la dépression, la douleur et la détresse existentielle chez les patients atteints de maladies graves. Il s’intéresse également aux enjeux d’équité et d’accès à ces traitements, notamment pour les populations vulnérables et sous-représentées. Titulaire d’un Master en éthique médicale (Université Paris Descartes) et diplômé du Certificate in Psychedelic Therapies and Research (California Institute of Integral Studies), il explore les dimensions psychothérapeutiques, relationnelles et musicales de ces approches, et plaide pour une régulation plus juste et accessible de ces traitements innovants. https://psychedelics.dana-farber.org
12h15 – 13h15 : pause déjeuner (repas fourni par l’organisateur)
13h15 – 14h00 : Spiritualité et psychédéliques, le futur ancestral. par le Pr Jacques Besson, professeur honoraire à l’Université de Lausanne – Faculté de Biologie et de Médecine, médecin, psychiatre et addictologue.
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14h15 – 15h00 : Psychédéliques : penser l’altération, penser l’altérité – Enjeux philosophiques, anthropologiques, épistémologiques. par le Dr Vincent Verroust, chercheur postdoctoral en études psychédéliques à l’INSERM (Cermes3), chercheur associé à l’Hôpital Paul Brousse, formateur spécialisé, cofondateur de la Société Psychédélique Française.
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Docteur en philosophie (histoire des sciences et épistémologie) de l’Université de Picardie – Jules Verne, Vincent Verroust étudie la découverte scientifique des champignons à psilocybine en Occident à partir des archives du professeur Roger Heim (1900-1979), ancien directeur du Muséum national d’Histoire naturelle et pionnier des recherches interdisciplinaires sur ces espèces. Il est également chercheur associé à l’unité PSYCOMAdd (Psychiatrie et addictologie) du CHU Paul Brousse à Villejuif (AP-HP) et il collabore avec plusieurs équipes françaises sur l’utilisation thérapeutique des psychédéliques. Co-fondateur de la Société psychédélique française, il y anime des projets de médiation scientifique et culturelle, favorise la recherche et l’interdisciplinarité entre étudiant·es et chercheur·es et soutient une communauté d’usager·es responsable et engagée dans la réduction des risques. L’un des pionniers de la Renaissance psychédélique en France, Vincent Verroust y est aussi à l’origine de la première formation professionnelle sur l’administration médicale de psilocybine, ainsi que du premier séminaire universitaire dédié aux études psychédéliques à l’École des hautes études en sciences sociales.
15h15 – 16h00 : Ceux constamment tiraillés par la peur d’une tragédie peuvent éprouver un apaisement. par Jonathan Neels Crespo, chargé de projet patients / partenaires pour PSYCHE (Université de Lausanne), co-président de l’Association de patients Psychédelos
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À travers un témoignage personnel, l’intervenant partage le parcours qui l’a conduit à expérimenter une thérapie assistée par les psychédéliques dans un cadre légal en Suisse, après des années de lutte contre une dépression résistante et un trauma complexe. Il évoquera les moments clés de cette transformation, les apports de ces thérapies dans ma reconstruction, ainsi que l’importance du cadre, de l’intégration et de l’accompagnement. Cette expérience l’a ensuite conduit à s’engager activement dans la représentation des usagers, la co-construction de projets de recherche. Ce témoignage vise à ouvrir un regard de l’intérieur sur les enjeux humains, cliniques et sociaux de ces approches.
Jonathan Neels Crespo est un ancien patient en thérapie assistée par les psychédéliques. Il est aujourd’hui engagé comme acteur communautaire dans le champ de la santé mentale. Co-président de l’Association de patients Psychédelos, il milite pour une reconnaissance de la parole des usagers dans l’accompagnement thérapeutique. Il est également chargé de projet patients/partenaires pour PSYCHE, un programme de recherche communautaire mené avec l’Université de Lausanne, explorant l’intégration des savoirs expérientiels dans les dispositifs de soin.
16h15 – 16h45 : Allocution de clôture du congrès. par Evelyne Josse et Cyril Tarquinio, organisateurs du congrès.
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16 septembre 2026, symposiums en présentiel uniquement
Symposium A
Histoire de l’usage médical des psychédéliques en Occident avec le Dr Zoë Dubus, chercheuse post-doctorale en histoire de la médecine à l’unité mixte de recherche Cermes3 du CNRS (UMR 8211) et Inserm (U988) de l’EHESS et d’Université Paris Cité, co-fondatrice de la Société psychédélique française.
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L’objectif est de présenter un panorama de l’histoire des psychédéliques utilisées en médecine. Si une première partie portera bien sur l’histoire globale de ces substances, et sur leurs enjeux notamment coloniaux, l’intervenante s’intéressera surtout aux recherches, aux questionnements, aux controverses et aux innovations réalisées en Occident. Elle traitera de manière nuancée (c’est-à-dire en s’intéressant également à la part d’ombre que comporte l’expérimentation de ces substances au XXe siècle) des expériences menées par les médecins européens et nord-américains pour évaluer les bénéfices thérapeutiques des psychédéliques. Seront ainsi étudiés
les différents modèles développés, des thérapies de choc à la thérapie psychédélique en passant par la technique psycholytique, la découverte des principes du set and setting,
les différents concepts élaborés pour comprendre les effets de ces substances.
Le rôle du milieu underground dans sa conservation des savoirs liées à ce modèle thérapeutique sera également questionné, ainsi que dans sa transmission de pratiques parfois dangereuses, notamment autour de la question du toucher thérapeutique. L’intervention s’achèvera par une analyse des conséquences de cette histoire dans la pratique des thérapeutes actuels, mais plus largement dans les représentations liées à ces produits sulfureux.
Les participants apprendront, à partir de documents d’archives, à maîtriser la méthode historique de contextualisation et de critique des sources. Les centres d’archives (qu’ils soient physiques ou en ligne) leur seront présentés afin qu’ils et elles puissent ensuite les mobiliser dans leurs recherches.
Symposium B
De la préparation à l’intégration, maîtriser le set and setting pour moduler les effets des psychédéliques avec le Dr Romain Hacquet, PharmD, PhD, assistant Hospitalier Universitaire au CHU de Toulouse, addictovigilance, neuropharmacologie.
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Ce symposium proposera une exploration du concept de set and setting, défini comme l’ensemble des dispositions individuelles et contextuelles influençant les effets des psychédéliques. Seront couverts les modalités, implications et enjeux de ces dimensions non-pharmacologiques en articulant apport théorique, exemples pratiques et échanges interactifs. La préparation individuelle et environnementale, le cadre de consommation, les paramètres sensoriels, les interactions sociales ainsi que la phase d’intégration, constituent autant d’éléments susceptibles de modifier la trajectoire de l’expérience. Au-delà du façonnement du vécu phénoménologique, la maîtrise de ces influences peut avoir un impact durable, en maximisant les bénéfices thérapeutiques tout en réduisant les effets indésirables. À travers une approche interdisciplinaire, mobilisant une analyse anthropologique des rituels, la neuropharmacologie des psychédéliques et les recherches cliniques actuelles, le rôle crucial du set and setting sera abordé en s’appuyant les publications récentes, tout en considérant des pratiques d’encadrement plus anciennes. Les défis contemporains seront également discutés, notamment les enjeux éthiques, les limites scientifiques et la variabilité des dispositifs de pratiques émergentes.
Les participants acquerront une connaissance pratique et théorique pour mieux comprendre les facteurs qui modulent l’expérience et la trajectoire des effets des psychédéliques.
Symposium C
Substance, set, setting : la pratique de la PAP en Suisse au « quotidien » avec le Dr Ansgar Rougemont-Bücking, psychiatre au RFSM – Réseau fribourgeois de santé mentale (FNPG – Freiburger Netzwerk für psychische Gesundheit).
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La psychothérapie assistée par psychédéliques (PAP) connaît un essor significatif en Suisse depuis 2014. Cette approche thérapeutique novatrice est strictement encadrée légalement : les cliniciens doivent obtenir une autorisation exceptionnelle de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), délivrée pour une durée de 12 mois, nominativement pour un patient spécifique et une substance donnée (LSD, MDMA ou psilocybine). Ce symposium présentera donc la réalité d’un praticien intégrant la PAP dans la prise en charge globale de ses patients. Seront abordés :
L’établissement des indications thérapeutiques
L’évaluation rigoureuse des contre-indications
L’intégration d’expériences de conscience modifiée dans un processus thérapeutique cohérent
Gestion des « challenging experiences »
Le respect de la structure de personnalité du patient et de ses mécanismes d’adaptation au quotidien
La prise en compte des contraintes matérielles et organisationnelles
Les enjeux de formation et de la psycho-hygiène du côté du thérapeute
Il identifiera ainsi les défis actuels susceptibles de compromettre l’intégration pérenne de la PAP dans la culture psychiatrique et psychothérapeutique courante.
Objectifs : préparer les cliniciens d’autres pays s’intéressant à la PAP en leur fournissant des connaissances fondamentales et, surtout, des attentes réalistes concernant la faisabilité, les enjeux et les limitations de cette approche en contexte clinique.
Symposium D
Atelier participatif d’initiation au trip-sitting : théorie et jeux de rôles avec le Dr Vincent Verroust, chercheur postdoctoral en études psychédéliques à l’INSERM (Cermes3), chercheur associé à l’Hôpital Paul Brousse, formateur spécialisé, cofondateur de la Société Psychédélique Française.
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Cette intervention alternera des apports théoriques structurés et des mises en situation en petits groupes. L’objectif est de transmettre les fondamentaux du trip-sitting (cadre, posture, sécurité, consentement, régulation émotionnelle, gestion des moments difficiles), puis de les mettre en pratique à travers des simulations guidées. Les participants expérimenteront successivement les rôles de bénéficiaire et de trip-sitter, afin de développer à la fois des compétences techniques et une compréhension incarnée des enjeux relationnels. Un temps de débriefing collectif permettra d’analyser les situations rencontrées, de préciser les repères cliniques et éthiques, et de consolider les apprentissages.
L’atelier s’adresse aux professionnels de santé souhaitant acquérir des bases expérientielles en matière d’accompagnement sous psilocybine.
Symposium E
Psychédéliques, santé mentale et spiritualité : une révolution thérapeutique pour une nouvelle approche de la guérison avec le Pr Jacques Besson, professeur honoraire à l’Université de Lausanne – Faculté de Biologie et de Médecine, médecin, psychiatre et addictologue et Hélène Rey Ruf, psychologue-Psychothérapeute FSP, membre fondatrice de l’APEC Association pour l’exploration de la conscience et membre actif du Comité consultatif de la Fondation Conscience et Santé Mentale.
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Les avancées récentes en neurosciences, notamment grâce à la neuro-imagerie fonctionnelle, ont permis de documenter scientifiquement l’impact favorable des psychédéliques dans le traitement de certaines pathologies psychiatriques. En Suisse, l’usage compassionnel de ces substances, sur prescription médicale, est autorisé pour des indications telles que le trouble de stress post-traumatique, l’alcoolisme sévère et la dépression résistante. Les molécules prescrites incluent la psilocybine, la MDMA, la kétamine et le LSD.
Ce symposium se propose d’explorer les liens entre les substances psychédéliques et la spiritualité, à travers les recherches et réflexions du professeur Jacques Besson. Cet événement unique vise à offrir un espace d’échanges et de réflexion sur des thématiques souvent considérées comme taboues, tout en mettant en lumière les effets potentiels des psychédéliques sur la conscience et le développement spirituel.
Cette formation s’articulera autour de trois volets complémentaires :
Neurobiologie et psychopharmacologie des psychédéliques : un exposé détaillé sur le fonctionnement des psychédéliques dans le cerveau, leurs mécanismes d’action et leur potentiel thérapeutique dans le traitement des troubles psychiatriques, en se concentrant sur la psilocybine comme exemple clé.
Pratiques cliniques et cas concrets : Hélène Rey Ruf, psychothérapeute spécialisée dans l’accompagnement psychédélique (PAP, selon l’Office fédéral de la santé publique), partagera des cas cliniques illustrant l’utilisation des psychédéliques en thérapie. Ce volet permettra aux participants de comprendre l’intégration de ces substances dans un cadre médical strict et contrôlé.
Conscience élargie et spiritual care : La journée se conclura par une réflexion sur l’intégration des expériences psychédéliques dans une approche plus holistique de la psychiatrie, avec un focus sur la conscience élargie et le spiritual care. Nous explorerons les interactions entre neurosciences et spiritualité, en insistant sur les perspectives d’accompagnement spirituel en complément des traitements psychiatriques classiques.
Cette journée sera une opportunité d’enrichir la compréhension de ces nouvelles approches thérapeutiques et de discuter du rôle des psychédéliques dans le soin global, alliant corps, esprit et spiritualité.
Les symposiums ont pour objectif de permettre aux participants de mieux connaître et comprendre l’utilisation des substances psychédéliques qui, de plus en plus, intéressent les chercheurs et les laboratoires pharmaceutiques.
Les intervenants ont pensé et construit chacune leur intervention sur une journée afin de développer leur thématique de prédilection de la manière la plus complète possible. Il n’est pas donc pas possible de les « morceler », en suivant la moitié d’un symposium le matin et la moitié d’un autre l’après-midi.
L’inscription, en présentiel uniquement, est à :
80€ en supplément du congrès
190€ sans participation au congrès (inscription possible à partir du 2 avril 2026 pour cette modalité)
Les symposiums ne sont pas des actions de formation. À ce titre, ne seront délivrées que des attestations de participation et non pas des certifications de formation.
*Il est évident que les symposiums ne proposeront pas ni de tester des substances psychédéliques ni n’encourageront leur utilisation de manière récréative.
Le congrès « Les psychédéliques en santé mentale : de la recherche à la pratique clinique » propose du présentiel ou du distanciel. Que vous optiez pour l’un ou l’autre, vous bénéficiez des mêmes contenus. Les tarifs ci-dessous sont valables jusqu’au 11 mai 2026 inclus, suite à quoi ils subiront une légère hausse.
En présentiel
• Tarif individuel plein : 450€
• Tarif individuel partenaire : 390€ (membres / adhérents d’une structure dont le logo figure ci-dessous)
• Prise en charge par un tiers ou l’employeur : 520€
• Inscription à un symposium en supplément du congrès : 80€
• À partir du 2 avril 2026 | inscription à un symposium sans participation au congrès : 190€
En distanciel
• Tarif individuel plein : 360€
• Tarif individuel partenaire : 300€ (membres / adhérents d’une structure dont le logo figure ci-dessous)
• Prise en charge par un tiers ou l’employeur : 430€
• Stagiaires de la Formation Professionnelle Continue au Centre Pierre Janet : 250€
Il n’est possible de s’inscrire uniquement à un symposium (sans assister au congrès) qu’à partir du 2 avril 2026. Merci de prendre connaissance ci-dessus du programme et des modalités de participation, ainsi que des Conditions Générales de Vente avant de régler vos droits d’inscription en billetterie.
Partenaires du congrès
Les organisateurs remercient chaleureusement tous les partenaires qui, de près ou de loin, contribuent à l’organisation du congrès.
Le mot des organisateurs
La renaissance des psychédélique n’est pas une mode. C’est une avancée scientifique majeure. Des méta-analyses publiées dans The Lancet Psychiatry ou JAMA Psychiatry confirment : une seule séance de psilocybine assistée peut réduire les symptômes dépressifs de plus de 70 % pendant 6 mois, la MDMA, en deux ou trois séances, permet à plus de 60 % des patients avec trauma chronique de ne plus répondre aux critères diagnostiques.
Aujourd’hui, la psychothérapie assistée par les psychédéliques, ce n’est plus de la science-fiction. L’Australie autorise, depuis 2023, certaines substances psychédéliques pour des troubles de santé mentale depuis 2023. La Suisse permet leur usage compassionnel depuis plus de dix ans. L’Allemagne a lancé en juillet 2025 un accès national remboursé pour les patients dans une impasse thérapeutique.
Ce congrès, organisé par le Centre Pierre Janet de l’Université de Lorraine, est entièrement ancré dans cette rigueur scientifique. Vous entendrez des cliniciens, chercheurs, addictologues et soignants de terrain qui pratiquent ou étudient ces approches au quotidien. Chers confrères, nous vous donnons rendez-vous à Metz du 14 au 16 septembre 2026 !
Evelyne Josse est psychologue clinicienne, psychothérapeute, psychotraumatologue, auteure, maître de conférences associée à l’université de Lorraine (UL-Metz) et chargée de cours en formation continue à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Elle a co-fondé le premier diplôme inter-universitaire européen en hypnose thérapeutique (dispensé à l’ULB et UL-Metz) et le premier certificat universitaire en EMDR en Belgique (ULB). Spécialisée dans l’accompagnement des personnes ayant vécu des expériences traumatisantes, elle forme les professionnels de la santé en Belgique et en France, notamment en hypnose. Site internet de Evelyne Josse : Resilience Psy
Cyril Tarquinio est professeur de psychopathologie et de psychologie clinique, responsable de la spécialité de Master 2 Psychologie de la santé et psychologie clinique, directeur adjoint de l’UMR 1319 INSPIIRE de l’Université de Lorraine (site de Metz) et INSERM, éditeur en chef de la revue The European Journal of Trauma and Dissociation (Elsevier) et auteur, notamment aux éd. DUNOD. Il est également psychologue-psychothérapeute et superviseur EMDR certifié. Depuis 2017, il dirige le Centre Pierre Janet. Site internet de Cyril Tarquinio
Informations pratiques
Adresse du congrès : Amphithéâtre 3, bâtiment Simone Veil, île du Saulcy, 57000 Metz (France) (indiquer sur google maps ou waze)
Accès facile en bus, en METTIS ou à pied depuis le centre-ville de Metz Réseau de transport en commun LE MET Pas de parking gratuit réservé mais stationnement possible sur le campus ou alentours
Destination européenne créative et durable, l’Eurométropole de Metz vous séduira par la richesse de son patrimoine et son dynamisme. Vestiges gallo-romains, ruelles médiévales, places françaises du 18ème siècle, Quartier Impérial, architecture contemporaine, mais aussi shopping, gastronomie, nature et événements originaux… Profitez de votre venue au congrès pour découvrir les incontournables de la ville, comme le Centre Pompidou-Metz, le Musée de la Cour ou la promenade du plan d’eau. Site internet de l’Office du Tourisme de Metz : https://www.tourisme-metz.com/fr
Pour un séjour confortable, voici quelques exemples de structures hôtelières :
Le Centre Pierre est une structure de l’Université de Lorraine unique en France, dédié aux évolutions et à l’innovation en psychothérapie. Il se compose de 3 Pôles travaillant en synergie : Recherche, Formation Professionnelle Conntinue et Consultation psychohérapeutique. https://centrepierrejanet.univ-lorraine.fr/
Présente sur 2 métropoles et 11 villes et agglomérations de son territoire, l’Université de Lorraine place toute son énergie au service de la production et du partage des connaissances. Avec ses 60 000 étudiants et 60 laboratoires (comprenant 4000 personnels d’enseignement et de recherche), l’université de Lorraine se classe dans le TOP10 des meilleurs universités en France.
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